Mathilde Delattre, qui jusque là ne vendait ses oeuvres qu’au travers des Salons ou directement dans son atelier ou à des connaissances, découvre les galeristes en 1927 ! Sans doute sa médaille d’argent au Salon cette année là lui ouvre-t-elle les portes d’une exposition particulière chez Georges Petit, lors de laquelle elle est agréablement surprise de vendre de très nombreuses oeuvres !

La position de l’artiste sur les marchands d’art restera toutefois teintée de nuance. Ainsi, en 1942, après sa pénultième exposition, et dans une galerie privée, et alors qu’elle « crève la faim »: C’est une très jolie galerie, mais qui fait des prix effarants (…) ils font 10.000 frs des tableau pour lesquels je demande 3.500 ! » (…) Je viens de vendre d’autre part une petite aquarelle pour laquelle j’ai touché 600 frs & j’ai su que le marchand l’avait vendue 2.000. Ils disent, avec raison, que sans eux nous n’aurions pas vendu. C’est malgré tout excessif.
Mais pour l’heure, en 1927, son élève et amie proche, Mademoiselle Louise Leroy, acquiert le vase aux deux roses…
