Les Maîtres de Mathilde Delattre
Madame Leroux
Premier maître de Mathilde, elle l’introduisit au Salon des Artistes Français de 1889 et à ceux de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1890 et 1891, avec des aquarelles de fleurs. Elle donna à Mathilde ce geste si sûr dans ce “déroulé” des fleurs ? Il pourrait s’agir de Marie-Thérèse Leroux, qui fait partie de la Société des Amis des Arts de Seine-et-Oise, où Mathilde exposera de 1895 à 1900, ou de Jeanne Leroux, aquarelliste de fleurs, qui expose en 1890, comme Mathilde, à la SNBA.
Henry-Eugène Delacroix
Pauline Delacroix-Garnier
Pauline Delacroix-Garnier, épouse d’Henry-Eugène Delacroix, n’est pas citée dans les salons comme maître de Mathilde. Mais le couple partage atelier et élèves, travaille dans une certaine fusion artistique, et Mathilde semble bien avoir été influencée par Pauline, également aquarelliste.
Pauline Delacroix-Garnier sera de 1894 à 1900 le fidèle et amical bras droit de Virginie Demont-Breton à la tête de l’Union des femmes peintres et sculpteurs, et il est probable qu’elle ait guidé les premières pas de Mathilde à l’Union en 1897, année où le tableau Quinte et quatorze de Pauline reçoit le 1er prix de ‘Union.
On va certainement bientôt redécouvrir Pauline Delacroix-Garnier, jusqu’ici effacée par l’histoire de l’art. Sa maîtrise des couleurs fut reconnue, ses scènes de plein air en furent même parfois considérées comme « fantaisistes » par la critique conservatrice. Elle produisit également des nus, remarqués au Salon, dans les dernières années de sa vie.

Pauline Delacroix-Garnier: un portrait où la technique florale a dû toucher Mathilde Delattre; des paysages récemment passés aux enchères, d’une étonnante modernité – ou fauvisme pour celui du centre
Le décès précoce de Pauline Delacroix-Garnier en 1912 et en pleine carrière la prive sans doute de la reconnaissance qu’elle aurait pu avoir après-guerre dans les galeries.